BLOCKAUS BARBARA BIARRITZ

TU ATTENDS LA VAGUE

Tu attends la vague (Part I)

Ce corps intelligent, à la stature antique,

Transmet, sous le soleil, ses forces mécaniques

A des remous lointains, étrillés par le vent,

Qui s’en reviennent, en fuite, se fondre à son élan.

L’immensité aqueuse, d’un bleu de méthylène,

Dont la formule magique teinte jusqu’à ses veines,

Vient déverser son fluide au secret des baïnes,

Quand les grands sarcomères guettent l’adénosine.

Tu attends la vague (Part II)

Tu règles la focale en position persienne,

Près d’un ancien local de béton et de haine,

Sous ce soleil commun aux soldats, aux embruns,

A l’écume et aux flots, et aux voiles des bateaux.


Tu attends la vague

Tu attends la vague

Tu attends la vague

Tu attends la vague


Tu frissonnes à l’idée de futures trajectoires

Quand le tube est d’acier et la vague un rasoir.

Sous l’oeil d’un Moai de sable et de ferraille,

Ce géant de rancune qui surplombe les dunes.


Tu attends la vague

Tu attends la vague

Tu attends la vague

Tu attends la vague


Depuis la tour Barbara, qui oscille entre deux siècles,

On observe les aériels qui explosent sur le ciel,

Sous ce soleil commun aux soldats, aux embruns

A l’écume et aux flots, et aux voiles des bateaux.


Tu attends la vague

Tu attends la vague

Tu attends la vague

Tu attends la vague

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